Mesurer le bonheur

 

Le bonheur se mesure. Il existe diverses méthodes qui ont chacune leurs avantages et leurs limites. Ces méthodes sont notamment les échelles d’auto-évaluation, le DRM et l’ESM.

 

Les échelles d’auto-évaluations consistent en des questionnaires. Ces questionnaires peuvent être très courts, une question, par exemple « A quel point êtes-vous heureux ? ». Il est demandé au répondant de s’étalonner sur une échelle de 1 à 7 ou de 1 à 10, 7 et 10 représentant dans chacune des échelles le bonheur exprimé le plus haut. Le questionnaire peut être beaucoup plus long. On peut mesurer plus qu’un niveau de bonheur, ses composantes, afin d’avoir le profil du bonheur de la personne. Les échelles d’auto-évaluation sont la méthode la plus utilisée.

 

Le DRM ou Day Reconstructing Method (Méthode de reconstruction de la journée) consiste à demander aux participants de dire à la fin de la journée quelles ont été leurs activités durant la journée, à quel point ils ont été heureux pendant chacune des activités et combien chaque activité a duré.

 

L’ESM ou Experience Sampling Method (Méthode d’échantillonnage des expériences) consiste à demander aux participants de donner leurs impressions à des moments choisis de manière aléatoire.

 

Ces trois méthodes fournissent des données subjectives. Elles  ont des limites : sensibilité à la désirabilité sociale et tendances cognitives variables selon les méthodes.

 

Il existe un présupposé que les données subjectives sont inférieures aux données objectives, un présupposé faux. Premièrement, il n’existe pas aujourd’hui de mesure biologique du bonheur. Les études montrent simplement des corrélations, notamment entre activation frontale gauche et affects positifs. Deuxièmement, les théories des listes, qui identifient le bonheur au fait de posséder une liste de chose comme le confort matériel, la santé, les amis, etc., n’apportent rien sur ce qu’est la nature même du bonheur. Troisièmement, les données dites objectives ont aussi des limites. C’est vrai du PIB ou du taux d’inflation. Quatrièmement les caractéristiques psychologiques sont surtout mieux mesurées à leur niveau de signification. Le bonheur est un état subjectif conscient, le meilleur moyen de le mesurer est la conscience.