10 idées essentielles de l'économie du bonheur

 

 

1.       Le bonheur peut être mesuré au moyen de mesures subjectives. Ces mesures ont des limites mais elles permettent de mesure le bonheur à son niveau de signification, la conscience.

 

2.       Le bonheur en tant que bien-être subjectif peut être divisé en trois composantes : les affects positifs, les affects négatifs et la satisfaction.

 

3.       Pour Martin Seligman, le bonheur a trois dimensions : le plaisir, l’engagement dans la vie et le sens donné à la vie.

 

4.       Le bonheur peut être augmenté. Vivre davantage d’évènements de vie positifs, se donner des buts, être sociable, faire le bien, limiter les affects négatifs sont les principales voies d’amélioration du bonheur.

 

5.       La pauvreté diminue davantage le bonheur que la richesse ne l’augmente. En d‘autres termes, une augmentation de revenu pour une personne pauvre a davantage de chance d’augmenter son bonheur qu’une augmentation de revenu pour une personne riche pour le sien.

 

6.       L’influence de l’économie dans le bonheur des personnes est globalement surévaluée dans les représentations des citoyens, des politiques, des journalistes et… des économistes, au détriment d’autres déterminants.

 

7.       L’économie peut ponctuellement avoir une influence considérable dans la vie des personnes, notamment à travers le chômage. Le chômage est un puissant destructeur de bonheur, qui peut continuer à agir même lorsque le chômeur a retrouvé un emploi.

 

8.       Améliorer le bonheur dans une entreprise améliore sa performance, mais le bonheur maximal ne permet pas la performance maximale. La performance maximale n’est atteinte qu’en sacrifiant un peu de bonheur.

 

9.       Réduction des inégalités, amélioration du bonheur au travail, diminution du temps de travail dans certains cas, neutralisation des effets néfastes du chômage et réforme scolaire sont des éléments clé d’une politique pro-bonheur.

 

10.   Lorsque l’on parle d’une étude scientifique, il faut essayer d’éviter de confondre corrélation et causalité. La corrélation n’est qu’un lien statistique. La causalité est la preuve de l’existence d’un mécanisme.